Posté le 14.07.2006 par pierrot02
La Juventus Turin, la Fiorentina et la Lazio Rome joueront en Serie B la saison prochaine en raison de leur implication dans l'affaire des matches truqués dans le Calcio. Le Milan AC est maintenu en Serie A mais est privé de Ligue des Champions. Des points de pénalité ont été attribués.
Le verdict est enfin tombé et comme prévu, les clubs reconnus coupables ont lourdement été condamnés par le tribunal disciplinaire de la Fédération italienne dans le cadre de l'affaire des matches truqués du Calcio. La Juventus Turin a été reléguée en Serie B avec 30 points de pénalisation et le Milan AC, privé de Coupe d'Europe, démarrera la saison prochaine en Serie A avec 15 points en moins, a annoncé vendredi la justice sportive italienne à l'issue du procès des matches truqués. La Lazio Rome a aussi été reléguée en Serie B et écopera de sept points de pénalisation lors de la saison 2006-07. La Fiorentina est également reléguée, mais avec douze points de pénalisation pour la prochaine saison.
Le Milan AC est maintenu, mais 44 points lui ont été retirés par rapport au classement final 2005-06, privant ainsi le club de Silvio Berlusconi de Coupe d'Europe la saison prochaine. En outre, la Juventus s'est vue retirer ses deux derniers titres de Champion d'Italie (2004-05, 2005-06). Les quatre clubs qui étaient impliqués dans l'immense scandale de matches truqués au cours de la saison 2004-05 ont tous été accusés, finalement, d'avoir obtenu des arbitrages favorables lors de la saison 2004-05. La sanction est donc logique...
Moggi écope de cinq ans de suspension
Les clubs ont maintenant jusqu'à lundi pour faire appel de ces décisions. Les sanctions définitives seront connues avant la fin juillet. Parmi les personnes accusées de "fraude sportive" ou de "manquement à l'éthique sportive", l'ex-directeur général de la Juventus Turin, Luciano Moggi, considéré comme le "grand maître" du système de matches truqués, a écopé de cinq ans de suspension de toute fonction sportive, mais le tribunal a également proposé sa radiation à la Fédération. La même peine -- cinq ans de suspension et proposition de radiation -- a été prise contre l'ancien administrateur-délégué du club turinois, Antonio Giraudo.
L'administrateur-délégué du Milan AC, Adriano Galliani, a été condamné à un an de suspension. Le président honoraire de la Fiorentina, Diego della Valle, également patron des chaussures Tod's, a été condamné à 4 ans de suspension et 30 000 euros d'amende. La patron de la Lazio Rome, Claudio Lotito, écope de 3 ans et 6 mois de suspension et d'une amende de 40 000 euros. En revanche, cinq arbitres sur les huit accusés par la justice sportive ont été relaxés par le tribunal disciplinaire. La Juventus Turin est finalement le club le plus lourdement condamné. Et, avec cette pénalité de 30 points pour le prochain exercice en Serie B, aura du mal à remonter dans l'élite dès la fin de la saison prochaine.
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Posté le 11.07.2006 par pierrot02
le new fast and the furious sor le 19 juillet au cinema
Posté le 10.07.2006 par pierrot02
L'équipe de France a perdu la finale de la Coupe du monde 2006. Battus aux tirs au but par l'Italie (1-1, 5 tab à 3) dimanche à Berlin, les Bleus laissent filer le trophée en Italie. Expulsé lors de la prolongation, Zinédine Zidane termine sa carrière sur une triste note. Que c'est cruel...
ITALIE - FRANCE : 1-1 (5 tab à 3)
Buts : Materazzi (19e) pour l'Italie - Zidane (7e, sp) pour la France
Réussir sa sortie est ce qu'il y a de plus difficile pour un champion. Zinédine Zidane était parti pour y parvenir. A une dizaine de minutes près. Un coup de tête, un carton rouge et surtout une cruelle défaite aux tirs au but face à l'Italie (1-1, 5 tab à 3) laisseront un goût amer à l'immense footballeur qu'aura été le Ballon d'Or 1998. Un goût d'autant plus amer que les Bleus avaient tout pour eux. Tout pour décrocher une deuxième Coupe du monde en huit ans. Malheureusement, la loterie des tirs au but est passée par là. Le héros de Rotterdam, David Trezeguet, qui avait fait chavirer les Bleus en 2000 a cette fois buté sur une maudite barre transversale lors de la séance. Cruel.
Après les désillusions de 1986, 1998 et 2000, la Squadra Azzurra a pris une douce revanche sur les Bleus et décroché sa quatrième Coupe du monde, l'installant sur la deuxième marche des nations les plus titrées de l'histoire. Les Bleus, notamment la génération 1998, termine au bord de l'apothéose et d'un final qui aurait envoyé cette équipe en or massif encore un peu plus haut dans la légende du sport français. Dommage. On retiendra cependant que les Tricolores ont fait mieux que jeu égal avec les champions du monde. Mais ce sont les 23 Italiens qui rentreront au pays avec le trophée sous le bras.
Première période : L'Italie pousse les Bleus
Le maillot blanc en porte-bonheur et l'ambition en bandoulière, l'équipe de France se lance pourtant pleine de vie dans sa quatrième finale internationale. Les trois premières (1984, 1998, 2000) ont été gagnées, les deux dernières avec Zinédine Zidane. Plus qu'un porte-bonheur, le numéro 10 est un grand qui coud les succès de fil d'or. Après ses deux buts en 1998, le capitaine des Bleus ne tarde pas à se faire une place un peu plus grande dans l'histoire. Sur la première percussion des Tricolores, Florent Malouda s'écroule dans la zone de vérité (6e). La faute de Materazzi est légère. M. Elizondo désigne le point de penalty.
Comme face au Portugal, c'est Zinédine Zidane qui se présente face à Buffon. Deux pas d'élan. Une panenka. Un peu haute, la folle tentative du capitaine des Bleus vient heurter le bas de la barre transversale mais franchit heureusement la ligne. Zizou lève le bras. M. Elizondo le suit. Les Bleus entament le match comme il faut (0-1, 7e) et ZZ devient le quatrième joueur après Vava, Pelé et Paul Breitner à inscrire au moins un but dans deux finales différentes.
Touchée, l'Italie n'est pas coulée. Du haut de leurs trois titres mondiaux, les Transalpins ne perdent pas le fil de leur idée. Le milieu de terrain azur se comporte comme il l'avait prévu. Et les ballons reviennent souvent dans le camp français pour des coups de pied arrêtés qui perturbent l'arrière-garde des Bleus de France. Andrea Pirlo est un orfèvre. Il règle la mire sur un coup franc repoussé de la tête de Lilian Thuram (14e). Le suivant est fatal. Du pied droit, le Milanais dépose le cuir sur le front de Marco Materazzi. Sa tête, au-dessus de Patrick Vieira, vient tromper Fabien Barthez (1-1, 19e). La XVIIIe finale de la Coupe du monde est lancée.
A l'image de ses prestations face à l'Espagne et au Portugal, la France reste sur ses gardes. Et se contente de défendre. Bien dans le jeu. Moins sur les phases arrêtées. Les hommes de Raymond Domenech se font une nouvelle fois surprendre sur un corner du patron Pirlo. Le ballon retombe sur le crâne de Toni et finit sur la barre transversale (35e). Repoussés sur leur but, les Français sont obligés de partir loin. Et dans ces conditions, il est difficile d'aller au bout, d'autant que Gattuso, Camoranesi et compagnie se comportent en cerbères. Malouda en est réduit à tenter sa chance de loin (30e). Le doute est présent. Certains gestes ne trompent pas, les passes sont courtes, Abidal rate même une remise en jeu. Mais la France et l'Italie rentrent aux vestiaires à égale distance du titre.
Seconde période : Les Bleus prennent les commandes
"Un match ne s'écrit pas en quarante-cinq minutes". Les mots sont signés Raymond Domenech au retour des vestiaires. Ont-ils rassuré des Bleus un peu tendus ? Thierry Henry donne un signe encourageant en se procurant la première action de la seconde période à la suite d'un raid et conclu par un plat du pied que Gigi Buffon stoppe sans trembler (46e). Le Gunner sonne la charge et remet ça quelques minutes plus tard. La percussion est moins académique mais pleine de rage. Altruiste, Henry cherche Malouda dans l'axe. Mais la défense italienne veille (49e).
Le match semble tourner en faveur des Bleus. Plus véloces et présents physiquement, les tombeurs du Portugal en demie poussent la Squadra Azzurra dans son camp. Elle n'en sort que rarement. Et même si Patrick Vieira est victime d'un claquage et laisse sa place à Alou Diarra (55e), la France tient les rênes de la finale. Marcello Lippi en est conscient et lance du sang neuf dans la bataille. De Rossi et Iaquinta prennent la place de Totti et Perrotta à l'heure de jeu. Mais le match n'évolue guère. Les Français maîtrisent le jeu et se créent une occasion nette par Henry (62e).
Incessant en première période, le flux et reflux de la vague transalpine cesse. Pour autant, l'histoire reste la même. Les Italiens s'en remettent aux coups francs. Toni trouve même la faille sur l'un d'entre eux. Mais le but est justement refusé pour hors-jeu (61e). C'est ensuite Pirlo qui enroule son tir et manque le cadre de peu (76e). La dernière frayeur vient de Zizou. Touché sur un contact avec Fabio Cannavaro, le capitaine des Bleus termine la partie la clavicule meurtrie (80e). L'épilogue a quelque chose de dramatique. D'historique. Comme un illustre ancien de capitaine de la Mannschaft, Zidane file en prolongation le bras collé au corps.
Prolongation : Et Zidane craque...
A une demi-heure de la fin de la Coupe du monde, les organismes souffrent. Les vingt-deux acteurs présents sur la pelouse ne refusent pas le jeu mais les jambes se font lourdes. Le souffle est court. De deux doigts, Franck Ribéry manque de faire la différence sur un pointu filant à gauche du but de Buffon (99e). De peur que les actions ne désertent le Stade Olympique de Berlin, David Trezeguet est lancé dans l'arène (100e). Le Turinois voit son capitaine placer une tête superbe sur un centre de Sagnol. Mais Buffon justifie d'une claquette son statut de meilleur portier du monde (104e).
La seconde période n'est plus animée par le jeu. Mais par un événement annexe terrible. Au terme d'une discussion animée avec Marco Materazzi, Zinédine Zidane le Magicien redevient le Sanguin. Un coup de tête dans la poitrine du défenseur italien. L'arbitre n'a rien vu. Le quatrième arbitre si. Grâce à l'écran de contrôle... Zizou termine sa carrière sur un carton rouge et les Bleus à dix (110e). Accessoirement, La France perd l'un de ses exécuteurs de tirs au but. L'histoire ne dira pas si l'homme a manqué aux Bleus durant la séance. On retiendra que les filets de Buffon et sa barre transversale se sont réfusé à David Trezeguet. La Coupe du monde aussi. Quelle tristesse.
L'HOMME DU MATCH : Marco Materazzi (Italie)
Marco Materazzi aura sans doute connu la soirée la plus pleine de toute sa carrière. L'Italien a été de tous les points chauds du match. Auteur de la faute qui a permis aux Bleus d'obtenir un penalty et de prendre les devants, l'Interiste a ensuite égalisé d'un coup de tête. La suite, on la connait. Un coup de boule reçu dans le buffet. Zidane est expulsé. Le défenseur milanais a fait mal aux Bleus. D'autant plus qu'il a même réussi l'un des tirs au but transalpins. Dur.
LA DECLA : Raymond Domenech (France)
"Depuis le début du tournoi, l'équipe est montée en puissance, elle s'est structurée petit à petit, c'était prévu, elle était faite pour cela. Au delà de la déception logique et naturelle, j'ai dit aux joueurs qu'ils devaient garder à l'esprit ce qu'ils ont construit, les relations qu'ils ont créé entre eux, pour comprendre ce qu'était une équipe de football qui peut aller loin dans une compétition."
Posté le 09.07.2006 par pierrot02
L’attaquant français Ludovic Giuly a signé mercredi dernier la prolongation de son contrat avec le Barça pour deux années supplémentaires, ce qui le mènera jusqu’en 2008 sous le maillot Blaugrana, et il a exprimé son désir de finir sa carrière ici.
Giuly, qui va fêter ses 30 ans demain, a expliqué en conférence de presse qu’il avait reçu des offres françaises et anglaises, mais qu’il souhaitait continuer avec le Barça.
« Je veux finir ma carrière à Barcelone. Je suis très heureux et je n’envisage pas de partir d’ici » a-t-il affirmé. Ludo est arrivé il y a deux ans en provenance de Monaco et avait donc un contrat pour encore une année, même si cela faisait quelques mois qu’il avait envisagé de quitter le club étant donné qu’il jouait de moins en moins avec notamment l’avènement du jeune Leo Messi. Giuly a reconnu qu’il voulait jouer plus pour avoir une chance de disputer le Mondial en Allemagne, pour lequel il ne fut finalement pas retenu, mais il a toujours eu la volonté de continuer à évoluer ici, parce que jouer dans ce club est « un rêve ».
Giuly ne craint pas la concurrence
L’esprit déjà tourné vers la nouvelle saison, il ne craint pas la concurrence avec Messi, qu’il qualifie de crack, ni même du dernier joueur arrivé au Camp Nou, l’attaquant islandais Eidur Gudjohnsen, recruté pour pallier au départ d’Henrik Larsson. Pour lui, cette année sera tout aussi difficile pour se faire une place parmi les titulaires, mais c’est « normal » et croit qu’il y a des opportunités pour tous. Mais, par-dessus tout, il veut rééditer les succès de la saison passée aussi bien en Europe qu’en Liga. « On a toujours faim de titres et nous avons à conserver cet état d’esprit car chaque année c’est plus difficile de gagner, bien que nous voulons encore remporter la Liga et la Ligue des Champions ».
Posté le 09.07.2006 par pierrot02
Cristiano Ronaldo va quitter Manchester, c’est désormais une certitude. Il souhaite à présent négocier son futur avec un club espagnol et souligne son envie de jouer au Real ou au Barça.
Le joueur de Manchester United, Cristiano Ronaldo, a expliqué qu’il souhaitait changer d’air et quitter le championnat anglais dès la saison prochaine. Depuis l’incident avec Wayne Rooney lors des quarts de finale de la Coupe du Monde, l’international portugais estime que son retour en Angleterre est impossible.
Cristiano Ronaldo a exprimé son envie de quitter Manchester à travers une interview publiée par le quotidien sportif espagnol Marca. « Je ne vais plus jouer avec Manchester, avouait ce matin l’ailier lusitanien dans les colonnes du journal madrilène. Après ce qui s’est passé avec Rooney, je ne peux plus continuer avec MU. Mon futur va se jouer dans les prochains jours et je souhaite être transféré au Real Madrid ».
Ronaldo veut jouer en Espagne
Le Barça ne fera pas pression et le recrutement d’un ailier n’est pas indispensable. C’est pourquoi Barcelone ne fera pas le forcing et ne s’intéressera au joueur que s’il souhaite réellement venir au club.
Davantage tenté par le Real, Ronaldo ne ferme aucune porte. « Ce que je veux, c’est quitter l’Angleterre. Tout le monde sait que mon rêve est de jouer en Espagne. Le Real et le Barça sont les deux équipes que j’aime le plus et je souhaiterais évoluer dans l’une des deux. »
Battu hier par l’Allemagne lors de la petite finale, le Portugal a enfin fini son parcours en Coupe du Monde. Ronaldo est donc à présent libre de réfléchir à son avenir. « Mon agent va se réunir avec les responsables de Manchester afin de tout arranger. »
Posté le 08.07.2006 par pierrot02
Couleur Blaugrana (domicile)
Orange (extérieur)
Noir et gris (gardien)
Nike Équipementier officiel
Sponsor Aucun
Poids non précisé
Recto Écusson et insigne Nike
Verso Nom du joueur
Numéro
Insigne "Mes que un club"
Côté Insigne LFP
Posté le 05.07.2006 par pierrot02
Huit ans après, la France tient à nouveau sa finale ! Les Bleus ont battu le Portugal (1-0) grâce à un penalty de Zidane et affronteront l'Italie le 9 juin à Berlin. Solides face à des Portugais sans imagination, les hommes de Raymond Domenech sont en passe de réussir leur incroyable pari.
FRANCE - PORTUGAL: 1-0
But: Zidane (33e, sp)
"Berlin, le 9 juin 2006". Le rendez-vous avait été pris depuis le 12 juillet 2004. Le jour de sa nomination, Raymond Domenech avait annoncé la couleur et prévu de faire un crochet par la capitale allemande. Y croyait-il vraiment ? On ne le saura jamais. Mais qu'importe, le sélectionneur des Bleus a tenu sa promesse. La France disputera sa deuxième finale de Coupe du monde en huit ans. Et si les Bleus sont entrés dans l'histoire du football à la fin du siècle dernier, ils pourraient se faire une place dorée dans la légende de la plus prestigieuse des compétitions en battant l'Italie et en accrochant une deuxième étoile au maillot bleu. Comme la grande Argentine et l'Uruguay, premier géant de l'histoire de la Coupe du monde.
A quatre jours de sa retraite sportive, Zidane en rêve. Magnifique face au Brésil, Zizou a été décisif face au Portugal (1-0). Auteur du penalty qui a qualifié les Bleus, le capitaine français a fait revivre aux Portugais un cauchemar identique à celui de l'Euro 2000. A ceci près que, si la demie bruxelloise avait été enlevée, ce Portugal-France 2006 a été bien moins enjoué. Propre mais jamais échevelé. Dominés, les Français ont maîtrisé une formation lusitanienne sans génie. Et qui n'a su pousser les Bleus dans leurs derniers retranchements. Tant mieux pour Raymond Domenech qui, mis à part Louis Saha averti une deuxième fois, aura tout le monde sous la main face à l'Italie. Pour un remake de 2000. Encore un.
Première période : Zidane fait la différence
On ne change pas une équipe qui gagne. Et ce sont les onze vainqueurs de l'Espagne (3-1) et du Brésil (1-0) qui se présentent sur la pelouse de l'Allianz Arena pour défier le Portugal. Comme face aux quintuples champions du monde, les Bleus, une nouvelle fois en blanc, tentent de donner le la. Pour preuve, c'est Florent Malouda, sur une ouverture de Lilian Thuram, qui se crée la première occasion du match. Une demi-volée qui file à côté (1e). La réponse portugaise ne tarde pas. Deco forçant Fabien Barthez à une belle horizontale (4e).
Très fort techniquement, le milieu de terrain lusitanien prend le dessus au fil des minutes. Par la gauche avec Cristiano Ronaldo, ou par la droite par Luis Figo, les ballons reviennent régulièrement dans les trente derniers mètres tricolores. Sans jamais toucher Pauleta qui a le malheur de tomber sur un Lilian Thuram des très grands soirs. Résultat, les vice-champions d'Europe frappent de loin et ne sont guère dangereux. Même lorsque Figo tente sa chance de loin, Barthez ne tremble pas (16e).
Dominés et battus dans l'entrejeu, les Bleus tentent d'allonger. Thierry Henry, Florent Malouda et Eric Abidal sont les joueurs les plus incisifs mais, mis à part un bon centre du latéral gauche qui file devant le but (14e), Ricardo ne voit pas le cuir. Bien pris, Zinédine Zidane ne l'aperçoit guère plus. Virevoltant face aux Brésiliens, le capitaine des Bleus ne subit pas d'individuelle stricte de la part de Costinha mais est suivi de près par l'ancien Monégasque.
Sans peser sur le jeu, Zizou va pourtant faire basculer la partie à la demi-heure de jeu. Crocheté dans les seize mètres par Ricardo Carvalho, Thierry Henry obtient un penalty. Une chance inouïe pour des Français dominés jusque-là. Zinédine Zidane se présente face au spécialiste Ricardo. Deux pas d'élan, une frappe croisée que le portier touche du bout des doigts, mais pas suffisamment pour empêcher Zidane d'inscrire son 30e but en bleu (0-1, 33e). Comme Fontaine et Papin. Les Bleus virent en tête à la pause face à des Lusitaniens empruntés aux abords de la surface.
Seconde période : Le Portugal cale
Avec cinq joueurs (plus Saha) menacés d'une suspension pour la finale de Berlin, les Tricolores réalisent un sans-faute défensif. Toujours bien placés à l'image d'un Willy Sagnol qui ne se jette jamais, les Bleus prennent l'ascendant sur les Portugais. Et Thierry Henry n'est pas loin de concrétiser tout ça par un but. Sur une accélération pleine surface, le Gunner croise du gauche et force Ricardo à un reflexe de grande classe (48e). Le bourreau des Anglais remet ça sur une frappe puissante et lointaine de Ribéry (49e).
Dominateurs durant les quarante-cinq premières minutes, les vice-champions d'Europe 2004 déçoivent par un manque d'imagination évident. Leur jeu est trop latéral et, si Pauleta parvient à se créer une occasion d'un tir qui termine sa course dans le petit filet de Barthez (53e), la pression est quasiment inexistante. Physiquement, les organismes commencent à souffrir après bientôt un mois de compétition. On le ressent au niveau de l'engagement. Ajoutez à cela que le bloc-équipe français quadrille le terrain à merveille, que Barthez va chercher les ballons dans les airs, et que, comme face à l'Angleterre, Scolari décide de se priver de son seul avant-centre en remplaçant Pauleta par Simao (69e).
Cristiano Ronaldo passe alors dans l'axe. Mais ne fait pas le poids face à la paire Thuram-Gallas. Une nouvelle fois sans ambition, le football lusitanien déçoit. Finalement, Helder Postiga vient renforcer l'attaque portugaise (74e). Mais c'est sur un coup de pied arrêté que le Portugal se crée sa meilleure occasion de la seconde période. Ronaldo allume la mèche de trente mètres. Le ballon flotte et, à l'image d'un volleyeur, repousse d'une improbable manchette. A six mètres, Luis Figo reprend de la tête. Au-dessus (77e). La chance des Portugais est passée.
Les Bleus filent vers leur deuxième finale de Coupe du monde en huit ans. Si Louis Saha prend un jaune de trop qui le privera de dessert (87e), les sourires sont sur les visages des Bleus au coup de sifflet final. Quelques larmes perlent tout de même sur les joues de Lilian Thuram. Même s'il n'a pas réussi un nouveau doublé, le recordman des sélections a une nouvelle fois marqué une demi-finale de Coupe du monde de son empreinte. Il y a un an, il était encore loin de l'équipe de France, pensant terminer sa carrière tranquillement. Finalement, il disputera sa deuxième finale de Coupe du monde, dimanche. L'histoire est belle. Et se terminera peut-être par un épilogue magnifique.
L'HOMME DU MATCH : Lilian Thuram (France)
Décidément, c'est l'homme des demi-finales de Coupe du monde... Huit ans après son improbable doublé face à la Croatie, Lilian Thuram a encore été l'homme du match face au Portugal, dans un registre différent, plus habituel pour lui. Titanesque contre le Brésil, il a cette fois été géant, tout simplement. Dès la première minute, son ouverture de 50m pour Malouda a donné le ton. Défensivement, le Turinois a donné un récital, gagnant tous ses duels. Un vrai patron.
LA DECLA : Raymond Domenech (France)
"J'ai toujours parlé du 9 juillet mais je n'ai pas dit quelle heure. Au moins jusqu'à 23h30, il faudra y être. Cela ne suffit pas le 9 juillet. Ce qui compte maintenant, c'est le bout. On ne peut pas se contenter de 'c'est merveilleux, c'est super'. C'est 23h30 le 9 juillet ! Maintenant, c'est récupération, concentration, préparation, c'est garder tout ce qu'ils ont fait depuis plus d'un mois pour faire un match de haute intensité, un match solide et être présent complètement pour cette finale. Et la jouer à fond sans regret. Une finale, c'est un truc particulier. il faudra la jouer".
Posté le 05.07.2006 par pierrot02
L'Italie jouera la finale de la Coupe du monde. Une victoire acquise après prolongation face à l'Allemagne grâce à Grosso et Del Piero (2-0). Douze ans après leur dernière finale perdue face au Brésil, les Transalpins tenteront de reconquérir un trophée qui les fuit depuis 1982.
ALLEMAGNE - ITALIE 0-2 (a.p)
Buts: Grosso (119e), Del Piero (120e)
Le football est un jeu. Pas une affaire de hasard. Et même si l'Italie a attendu 119 minutes avant de faire plier l'Allemagne et s'est qualifiée pour la finale de la Coupe du monde à quelques encablures des tirs au but, il y a quelque chose de logique dans ce dénouement. Historiquement tout d'abord, puisque la Squadra Azzurra n'a jamais courbé l'échine face à la Nationalmannschaft en compétition officielle. Mais sans revenir au siècle dernier, il suffit de se pencher sur les événements de ce 4 juillet pour être convaincu que l'Italie était au-dessus.
L'Allemagne s'est montrée généreuse mais, comme on l'avait pressenti face à l'Argentine, est encore un peu tendre pour les cadors du football mondial. Cinquante-deux ans jour pour jour après le Miracle de Berne, Dortmund n'aura pas été le lieu d'un nouvel exploit de son équipe nationale. Mais aura vu l'Italie sortir définitivement du bois. Pour aller chercher une quatrième couronne mondiale du côté de Berlin. Vingt-quatre ans après Madrid.
Première période : L'Italie inquiète Dortmund
Mis à part lorsque le Brésil est de la partie, il est impossible de trouver d'affiche plus prestigieuse qu'un Allemagne-Italie. Remake d'une demi-finale de 1970 et d'une finale de 1982, le match démarre sur le rythme décidé par les hommes de Marcello Lippi. Les Italiens jouent vite et vers l'avant. Dès la récupération du ballon, la Squadra Azzurra file vers Lehmann et l'Allemagne peine à répondre. Après le football tout en patience des Argentins, la tactique mise en place par le onze italien pose d'autres problèmes aux hôtes de ce 18e Mondial.
La première occasion de la partie est logiquement pour l'Italie. Sur une ouverture de Totti, Perrotta part dans le dos du quatuor défensif de la Mannschaft. Mais arrivé dans la surface, il pousse trop loin le ballon. Et Lehmann s'en empare (16e). Avec un milieu de terrain à 50% remanié (Frings, suspendu, et Schweinsteiger remplacés par Kehl et Borowski), les hommes de Jürgen Klinsmann n'ont guère l'occasion de développer du jeu. Et leur seule opportunité intervient sur un contre. Klose trouve Schneider lancé comme une bombe côté droit. L'expérimenté milieu de terrain entre dans les seize mètres et frappe du droit. Au-dessus (35e).
Pour le reste, l'Italie domine les débats. Et met la pagaille dans la défense allemande sur les coups de pied arrêtés. Deux fois, Andrea Pirlo n'est pas loin de permettre à l'Italie d'ouvrir la marque. Sur le premier, Toni et Materazzi ne parviennent à mettre leur tête sur un ballon pourtant savamment distillé (24e). Ensuite, c'est un ballon joué à ras de terre dans les seize mètres qui offre à Totti une occasion intéressante. Malheureusement pour le Romain, sa frappe est contrée au départ (34e).
Seconde période : L'Allemagne redresse la barre
Après la pause, les fans allemands continuent à donner de la voix. La sélection de Klinsmann prend la partie à son compte et Miroslav Klose, au terme d'un slalom spécial, vient buter sur Gigi Buffon (49e). La Nationalmannschaft est mieux mais attend une bonne heure de jeu avant de cadrer sa première frappe de la partie. Sur une passe lumineuse de Bernd Schneider, Lukas Podolski se retourne, et des six mètres, allume Gigi Buffon. Mais le portier de la Juve est toujours impeccable (62e).
Plus calculatrice, l'Italie n'est plus aussi audacieuse qu'en première période. Et tend à déjouer. Dommage. Comme l'Argentine vendredi qui avait réduit sa cadence en seconde période. Et, comme l'Albiceleste, s'en va disputer trente minutes de rab. Et pour cause, mis à part une frappe lointaine de Pirlo captée par Lehmann (78e) et un bon ballon de Totti vers Perrotta, qui est devancé par un kamikaze prénommé Jens (85e), l'Italie ne se fait guère violence.
Prolongation : Grosso à la Thuram
Entré en jeu au cours de la seconde période, Gilardino est frais. Et en fait profiter la Squadra Azzurra dès la reprise. Parti à droite, il file dans la surface le long de la ligne de but. Opposé à Ballack, le Milanais s'ouvre un peu l'angle et, des six mètres, frappe. Lehmann est battu. Pas son poteau (91e). Le coup est passé près. Il ne passe pas loin non plus soixante secondes plus tard alors qu'une reprise puissante de Zambrotta vient s'écraser sur la barre (92e). Le Westfalenstadion a eu peur. L'enceinte qui n'a jamais vu l'Allemagne perdre se reprend et n'est pas loin d'exulter sur un centre parfait d'Okondor. Mais Podolski, laissé seul, ne cadre pas sa tête (105e).
En cette prolongation, Odonkor est partout. Il fait l'essuie-glace sur son côté droit. A l'image du ballon qui va d'un but à l'autre durant trente minutes échevelées. Del Piero (111e) puis Podolski (112e) ne sont pas loin d'endosser la tunique de héros de la patrie. Mais un mauvais choix, pour l'Italien, et Gigi Buffon, pour l'Allemand, les privent de gloire. Finalement, la gloire sera pour Grosso. Sur un service de Pirlo, Grosso, esseulé dans la surface, décoche une frappe brossée du gauche. Un "tir à la Thuram" qui se loge dans le petit filet de Lehmann (0-1, 119e). L'Allemagne a perdu son pari. Et termine avec un deuxième but dans la besace, après un contre rondement mené et conclu par Alessandro Piero (0-2, 120e). L'Italie est en finale. Reste à connaître son adversaire.
L'HOMME DU MATCH : Andrea Pirlo (Italie)
Le milieu de terrain de la Squadra Azzurra est le grand bonhomme de la soirée. Véritable chef d'orchestre de l'équipe d'Italie, Andrea Pirlo a sorti sa baguette et donné le la. Jeu long, jeu court, le Milanais excelle dans la transition. Auteur de la première passe décisive de la soirée pour Grosso, il a prouvé qu'il jouait souvent juste. Et mené les hommes de Marcello Lippi sur la route de Berlin. Une route qui, peut-être, offrira une quatrième étoile au maillot bleu.
LA DECLA : Marcello Lippi (sélectionneur de l'Italie)
"Je pense qu'au vu du match, cela aurait été injuste si on n'avait pas gagné. On a été légèrement meilleurs. Pas forcément supérieurs, mais je ne crois pas qu'on puisse douter qu'on méritait de gagner. Je suis très heureux que l'équipe ait pu remporter un tel match, dans un stade avec 60 000 Allemands. On a livré un super match. On a maîtrisé le ballon, notamment en milieu de terrain. Mais ce n'est pas encore la fin de la route. On doit encore conclure dimanche. On verra qui est notre adversaire".
Posté le 04.07.2006 par pierrot02
Stefano Palazzi, le procureur de la Fédération italienne, a eu la main lourde. Il a réclamé la relégation de la Juventus en Serie C et du Milan AC, de la Fiorentina et de la Lazio en Serie B en raison de l'implication présumée de ces quatre clubs dans le scandale des matches arrangés en Italie.
Le procureur de la Fédération italienne de (FIGC) Stefano Palazzi a requis mardi des relégations contre les quatres clubs impliqués dans le scandale des matches truqués du Calcio, dont la Juventus Turin et l'AC Milan. La sanction la plus lourde a été demandée contre la Juventus Turin. Le procureur Stefano Palazzi a en effet requis une "exclusion du Championnat" et une relégation dans une "division inférieure à la Série B (2e div.) ", avec six points de pénalisation dès la saison prochaine.
Le titre de la Juve a immédiatement perdu 7,59% à la bourse de Milan après cette requête du procureur. Stefano Palazzi a également demandé que les deux derniers titres de Champion d'Italie (2004-05, 2005-06) soient retirés au club Bianconero. L'AC Milan est visé par une requête de relégation en 2e division et trois points de pénalisation la saison prochaine.
La Juve particulièrement visée
Le procureur a également demandé une relégation de la Fiorentina et de la Lazio Rome en 2e division avec quinze points de pénalisation lors de la saison 2006-07. Luciano Moggi et Antonio Giraudo, les deux principaux dirigeants de la Juventus Turin lors de la saison 2004-05 et visés par ce procès disciplinaire, sont menacés par des requêtes de suspension de toute fonction sportive pour une durée de cinq ans.
Le procureur a également requis deux ans de suspension contre l'administrateur-délégué de l'AC Milan et président démissionnaire de la Ligue professionnelle des clubs Adriano Galliani. Contre le président démissionnaire de la FIGC, Franco Carraro, Stefano Palazzi a requis cinq ans de suspension.
Posté le 02.07.2006 par pierrot02
Le Brésil s’est fait doubler par la France ce samedi soir en s’inclinant sur le score de 1-0. Les Brésiliens quittent prématurément la compétition sans avoir montré grand chose. Et pendant que Ronaldinho s'en va en vacances, les coéquipiers de Zinedine Zidane poursuivent l’aventure.
Depuis que la France a passé le premier tour, toutes les équipes semblent vouloir éviter les Bleus. Ce soir, le grand Brésil des Ronaldo, Kaka et autres Ronaldinho s’est fait sortir, sans même inscrire un seul but.
Les Français sur un nuage
Tout s’est déroulé comme dans un rêve pour les Français. Après avoir tenu le bon bout pendant les 45 premières minutes, les hommes de Raymond Domenech sont parvenus à prendre l’avantage en début de seconde période grâce à Thierry Henry.
A partir de là, le Brésil n’avait plus le droit à l’erreur et la moindre faute aurait été fatale. Longtemps timides, les Brésiliens sont sortis en fin de match, principalement après les entrées d’Adriano, Robinho et Cicinho. Mais rien à faire, le bloc français était infranchissable.
Déjà face à l’Espagne, la France avait montré qu’elle pouvait faire face à toutes les situations. Ce soir encore, elle a prouvée qu’elle avait le potentiel pour forcer le destin. Au final, Zidane aura droit à un prochain match… cette fois-ci face au Portugal de Deco !